Des orchidées pour Monsieur Blanc

Par André Blanc
OMN Concorde

Roissy Charles de Gaulle, 14 octobre 1976, la société Dior affrète un Concorde pour Marrakech à l’occasion du lancement de son nouveau parfum « Dior-Dior ». A l’issue de ma visite prévol, je constate que le plafond de la cabine est couvert de fleurs ! Des arceaux métalliques, coincés entre les porte-bagages opposés, forment un dais fleuri. Au poste, une lampe orange est allumée sur chaque indicateur de cap pilote. Cette alarme, qui indique un décalage entre les caps indiqués, provient, en général, de la proximité de masses métalliques proches de l’avion comme les camions d’avitaillement.

Au roulage, la lampe est toujours allumée. Et comme un ennui n’arrive jamais seul, les pilotes constatent une perte de commande de direction de la roue avant. En dirigeant l’avion aux freins, ils reviennent au point de parking initial en faisant le tour du « camembert » (appellation de CDG 1).

21 janvier 1976, le vol inaugural vers Rio passe devant le “camembert”

Au point de stationnement, la panne de direction de roue avant est rapidement traitée mais les caps sont toujours décalés. Je réalise alors que les vannes de flux, d’où partent les informations magnétiques qui recalent les indicateurs de cap, les boussoles de Concorde en quelque sorte, se situent au niveau des porte-bagages en milieu de cabine. Je demande donc à un steward de retirer les arceaux métalliques fleuris situés à leur niveau et tout redevient normal.

Nous avons pu ensuite rouler et décoller sans encombre vers Marrakech.

AB

Récit intégral sur lesvolsdeconcorde.com

André Blanc débarquant heureux d’un vol Concorde

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